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Rapatriement d'un corps de La Réunion vers Marseille: délais, prix et formalités.

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Rapatriement d'un corps de La Réunion vers Marseille: délais, prix et formalités.
Décès à La Réunion et inhumation à Marseille : pas de laissez-passer mortuaire, déclaration en mairie réunionnaise, délai de 14 jours à compter du décès, vols Roland-Garros, prix et documents. Lost Funéraire, 24h/24 au 06 58 65 50 46.

Rapatriement d'un corps de La Réunion vers Marseille

Quand c'est l'île qui garde le défunt et Marseille qui l'attend
Le rapatriement se pense presque toujours dans un sens : un décès en métropole, un retour vers l'île. Le sens inverse existe pourtant, et il surprend les familles.

Un parent parti passer six mois chez sa sœur à Saint-Pierre. Un père rentré finir sa retraite au Tampon après trente ans à Marseille. Une hospitalisation qui devait durer trois semaines à Saint-Denis. Le décès survient là-bas, mais la concession est ici, au cimetière de Marseille.

La famille se retrouve alors dans une position particulière : elle doit organiser des opérations funéraires à neuf mille kilomètres, sans pouvoir se rendre sur place, souvent avec un seul proche resté sur l'île pour signer les papiers.

Ce qui change par rapport à un rapatriement classique
La Réunion est un département français depuis 1946. Ce statut allège considérablement le dossier, et beaucoup d'informations qui circulent sur ce sujet sont fausses.

Il n'y a pas de laissez-passer mortuaire. Ce document est réservé aux transports internationaux. Entre un département d'outre-mer et la métropole, on reste à l'intérieur du territoire français.

Il n'y a pas d'autorisation préfectorale de transport. L'autorisation du préfet prévue à l'article R2213-22 du Code général des collectivités territoriales ne concerne que les corps transportés en dehors du territoire métropolitain ou d'un département d'outre-mer. Marseille n'est ni l'un ni l'autre.

Ce qui s'applique, c'est l'article R2213-21 : une déclaration préalable, par tout moyen écrit, auprès du maire de la commune où le cercueil est fermé. Cette commune se trouve à La Réunion. C'est donc le maire de Saint-Denis, de Saint-Paul ou de Saint-Joseph qui reçoit la déclaration, pas celui de Marseille.

Conséquence pratique pour la famille : le point de départ administratif du dossier est sur l'île. Rien ne peut être enclenché depuis Marseille sans un opérateur funéraire habilité présent là-bas.

Le piège du délai de quatorze jours
C'est le point que les familles découvrent trop tard, et il mérite d'être expliqué précisément.

Depuis le décret du 10 juillet 2024, l'inhumation ou la crémation doit avoir lieu au plus tard le quatorzième jour calendaire suivant le décès. Ce délai est décompté dimanches et jours fériés compris.

Le même texte prévoit un report du point de départ : quand le décès a eu lieu à l'étranger, dans une collectivité d'outre-mer ou en Nouvelle-Calédonie, les quatorze jours ne courent qu'à partir de l'entrée du corps sur le territoire. C'est ce report qui rend possibles les rapatriements longs depuis Madagascar ou les Comores.

La Réunion n'en bénéficie pas. C'est un département d'outre-mer, pas une collectivité. Le décès y est un décès survenu en France, et les quatorze jours courent dès le lendemain du décès.

Or le trajet demande sept à douze jours. Le compte est vite fait : il reste entre deux et sept jours de marge pour organiser la cérémonie à Marseille, ouvrir le caveau, prévenir la famille. Un jour perdu au départ, une soute complète sur un long-courrier, et le délai est dépassé.

La réponse est simple mais doit être anticipée : une demande de dérogation déposée d'office, dès les premières heures du dossier, auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône, puisque c'est le préfet du département où l'inhumation est prévue qui l'accorde. Elle permet de reporter la date d'inhumation au-delà des quatorze jours, dans une limite appréciée par la préfecture au vu du dossier.

Nous déposons cette demande systématiquement sur les dossiers réunionnais, sans attendre de voir si le vol se trouve. Attendre coûte trois jours.

L'acheminement : Roland-Garros, Paris, puis la route
L'aéroport Roland-Garros de Sainte-Marie, près de Saint-Denis, concentre l'essentiel du trafic long-courrier de l'île. L'aéroport de Pierrefonds, à Saint-Pierre, tourné vers Maurice et Madagascar, n'assure aucune liaison directe avec la métropole.

Corsair opère une liaison directe entre Saint-Denis et Marseille-Provence, d'environ onze heures trente. Elle existe, mais à raison de quelques rotations par mois seulement, selon la saison. Pour un rapatriement, cette fréquence n'est pas exploitable : on ne fait pas attendre un cercueil trois semaines qu'un vol direct se présente.

Le trajet réel passe donc presque toujours par Paris :

Saint-Denis vers Paris-Charles-de-Gaulle, avec Air Austral ou Air France
Saint-Denis vers Paris-Orly, avec Corsair ou French Bee
puis Paris vers Marseille par la route, en véhicule funéraire agréé
Le segment routier Paris-Marseille se fait dans la journée. Il est souvent plus rapide et plus fiable qu'un second segment aérien domestique, où le cercueil peut être débarqué faute de place en soute.

Le décalage horaire joue aussi : trois heures en hiver, deux heures en été. Quand la famille appelle Marseille à neuf heures du matin, il est midi sur l'île et les services communaux ferment bientôt. Nous tenons compte de cette fenêtre dans la coordination quotidienne du dossier.

Le cercueil et les soins
Le Code général des collectivités territoriales n'impose pas le cercueil hermétique zingué pour un transport à l'intérieur du territoire français. Les compagnies aériennes, elles, l'exigent pour tout transport en soute sur long-courrier. Le cercueil est donc zingué, soudé et scellé avant le départ de Saint-Denis, et il ne sera pas rouvert à l'arrivée.

Les soins de conservation ne sont pas obligatoires, mais le climat tropical et la durée du parcours les rendent presque toujours nécessaires. La Réunion étant une île de confessions multiples, cette question se pose au cas par cas : nous la posons à la famille, nous ne l'imposons pas.

Les documents à réunir
Côté Réunion :

le certificat de décès établi par le médecin
l'acte de décès délivré par la mairie du lieu de décès
la déclaration préalable au transport, déposée auprès du maire du lieu de fermeture du cercueil
le procès-verbal de fermeture du cercueil, avec les scellés
l'attestation de l'opérateur habilité ayant procédé à la mise en bière
Côté Marseille :

l'autorisation d'inhumation délivrée par le maire de la commune du cimetière
le titre de concession, ou son ouverture si elle n'existe pas encore
la dérogation préfectorale au délai, si elle a été sollicitée
Aucune apostille, aucune traduction, aucune légalisation : on ne quitte pas le territoire français.

Pourquoi nous n'affichons pas de prix
Vous trouverez sur internet des fourchettes annoncées au millier d'euros près pour un rapatriement depuis La Réunion. Elles sont fausses, et voici pourquoi.

Le poste dominant du budget est le fret aérien. Il se facture au poids du cercueil zingué, chargé, et ce poids varie d'un dossier à l'autre. Son tarif au kilo change selon la compagnie, selon la saison, et selon la place réellement disponible en soute le jour du départ. De décembre à février et pendant les vacances scolaires, les rotations vers la métropole sont saturées et les tarifs de fret montent fortement. Un même trajet, à trois semaines d'écart, ne coûte pas la même chose.

Annoncer un prix à l'avance reviendrait donc soit à surestimer largement pour se couvrir, soit à donner un chiffre qui sera dépassé en cours de dossier. Nous ne faisons ni l'un ni l'autre.

Ce que nous faisons : un devis chiffré sous 24 heures, établi une fois le poids connu et la place en soute cotée, détaillant chaque poste :

les opérations funéraires réalisées à La Réunion, jusqu'à la fermeture du cercueil
le cercueil hermétique zingué aux normes du transport aérien
le fret aérien, au poids réel
le transfert routier depuis Paris jusqu'à Marseille
les opérations d'inhumation ou de crémation à l'arrivée
Une fois ce devis signé, le montant ne bouge plus. Aucun poste n'est ajouté en cours de dossier.

Avant de valider un budget, vérifiez trois choses : le contrat obsèques éventuellement souscrit par le défunt, les garanties de son assurance habitation ou de sa carte bancaire, et sa complémentaire santé. Certaines garanties de rapatriement excluent les trajets à l'intérieur du territoire national, d'autres les couvrent. Le contrat doit être lu, pas supposé.

Notre rôle depuis Marseille
Nous ne sommes pas sur l'île, et nous ne le prétendons pas. Ce que nous apportons est autre chose.

Un correspondant funéraire identifié à La Réunion, avec qui nous travaillons régulièrement, et non un prestataire trouvé en urgence dans un annuaire. Un interlocuteur unique à Marseille qui suit le dossier du premier appel jusqu'à la mise en terre. La demande de dérogation déposée sans attendre. La réservation du fret et le suivi du vol. La prise en charge du cercueil à Paris et son acheminement jusqu'à Marseille. L'organisation de la cérémonie et de l'inhumation ici, en lien avec le cimetière.

Et une permanence réelle, WhatsApp compris, qui tient compte du décalage horaire.

Questions fréquentes
Faut-il un laissez-passer mortuaire pour ramener un corps de La Réunion ? Non. La Réunion est un département français. Une simple déclaration écrite auprès du maire de la commune où le cercueil est fermé suffit, en application de l'article R2213-21 du CGCT.

Combien de temps prend le rapatriement ? Sept à douze jours dans la plupart des dossiers. Le facteur limitant est la disponibilité en soute sur les long-courriers, davantage que les formalités.

Le délai légal d'inhumation risque-t-il d'être dépassé ? Oui, régulièrement. Les quatorze jours courent à compter du décès, sans report, parce que La Réunion est un département et non une collectivité d'outre-mer. La dérogation préfectorale doit être demandée immédiatement.

Combien coûte un rapatriement depuis La Réunion ? Il n'existe pas de prix fixe. Le fret aérien se facture au poids et son tarif dépend de la compagnie, de la saison et de la place disponible en soute. Nous établissons un devis détaillé sous 24 heures, qui ne bouge plus une fois signé.

La famille doit-elle se rendre à La Réunion ? Non. Un mandat écrit suffit pour que l'opérateur local et nous-mêmes agissions pour son compte. La présence d'un proche sur place facilite les choses, elle n'est pas obligatoire.

Peut-on choisir la crémation à l'arrivée plutôt que l'inhumation ? Oui, au crématorium Saint-Pierre à Marseille. Les délais et les autorisations sont les mêmes.

Et pour rapatrier des cendres depuis La Réunion ? La procédure est bien plus légère : ni cercueil zingué, ni procès-verbal de fermeture, ni délai de quatorze jours. L'urne peut voyager en cabine si elle est scellée et perméable aux rayons X, accompagnée du certificat de crémation.

Nous joindre
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Appelez le 06 58 65 50 46, à toute heure, décalage horaire compris. WhatsApp au +33 6 58 65 50 46.

Nous ouvrons le dossier dans l'heure, contactons notre correspondant sur l'île et déposons la demande de dérogation le jour même.

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