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Exhumation et transfert d'un défunt vers les Antilles et l'outre-mer

Aujourd'hui
Exhumation et transfert d'un défunt vers les Antilles et l'outre-mer
Ramener un parent inhumé en métropole sur sa terre natale. Autorisation du maire, déroulement de l'exhumation, transport vers la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion ou les Comores. Lost Funéraire Marseille s'occupe de tout, devis sous 24 h.

Exhumation et transfert d'un défunt vers les Antilles et l'outre-mer depuis Marseille

Ramener un parent sur sa terre natale
Un défunt inhumé en métropole peut être exhumé puis transféré en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion, à Mayotte ou à l'étranger, quel que soit le temps écoulé depuis le décès. Il faut pour cela l'autorisation du maire, la présence d'un proche le jour de l'opération et un transport adapté à la destination.

Beaucoup de familles y pensent à l'approche de la Toussaint. Un parent repose dans un cimetière de Marseille ou de la région, alors que sa famille vit aujourd'hui à Pointe-à-Pitre, à Fort-de-France ou à Saint-Denis. D'autres veulent respecter enfin une volonté que le défunt avait exprimée, celle de reposer auprès des siens.

Lost Funéraire, spécialiste du rapatriement depuis Marseille, organise l'exhumation, la remise en bière, les formalités et le transport aérien jusqu'au cimetière d'arrivée. Voici comment se déroule chaque étape.

Qui peut demander l'exhumation et auprès de qui
La demande revient au plus proche parent du défunt, et l'autorisation est délivrée par le maire de la commune où se trouve la sépulture (à Paris, par le préfet de police). Pour un défunt inhumé à Marseille, la demande se dépose donc auprès des services municipaux des cimetières.

Le plus proche parent est en général le conjoint, puis les enfants, puis les parents du défunt. Quand plusieurs proches sont au même degré, mieux vaut que tous soient d'accord. En cas de désaccord, le maire peut refuser et seul le juge tranche la question de la qualité de plus proche parent.

Les pièces généralement demandées sont les suivantes :

une pièce d'identité du demandeur ;
un justificatif de domicile ;
la preuve du lien de parenté (livret de famille, actes d'état civil) ;
le titre de concession, si la tombe est une concession familiale ;
l'indication du lieu de réinhumation, avec l'accord du cimetière d'arrivée.
L'exhumation peut être autorisée quelle que soit la date du décès. Une seule exception : si le défunt était atteint de certaines maladies contagieuses, il faut attendre au moins un an après le décès.

Lost Funéraire Marseille peut déposer la demande pour vous, sur mandat de la famille, et se charger de réserver la place dans le cimetière d'arrivée.

Comment se déroule l'exhumation
L'exhumation a lieu à la date et à l'heure fixées par la mairie, en présence d'un parent ou d'une personne mandatée par la famille. Si personne n'est là à l'heure prévue, l'opération n'a pas lieu. Elle se déroule souvent tôt le matin, avant l'ouverture du cimetière au public, selon le règlement de chaque cimetière.

Les agents funéraires ouvrent la sépulture et extraient le cercueil. La suite dépend de son état, fixé par l'article R2213-42 du Code général des collectivités territoriales.

Cercueil en bon état : il ne peut être ouvert que si cinq ans au moins se sont écoulés depuis le décès. Pour un transfert, on le place en général tel quel dans un nouveau cercueil adapté au transport.
Cercueil détérioré : le corps ou les restes sont placés dans un autre cercueil ou dans une boîte à ossements, aussi appelée reliquaire.
L'opération se fait dans le respect et la discrétion. Les proches présents peuvent se tenir à l'écart pendant l'ouverture et n'assister qu'à la fermeture du nouveau cercueil, s'ils le préfèrent.

Si vous ne pouvez pas faire le déplacement depuis les Antilles ou La Réunion, un proche resté en métropole peut vous représenter. Selon les communes, Lost Funéraire Marseille peut aussi recevoir ce mandat.

Transférer le défunt vers la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion ou Mayotte
Vers un département d'outre-mer, le transport après exhumation relève d'une simple déclaration écrite préalable auprès du maire du lieu de fermeture du cercueil (article R2213-21 du CGCT). Ni laissez-passer mortuaire ni autorisation du préfet ne sont nécessaires, car ces départements font partie du territoire national.

Le défunt voyage dans un cercueil hermétique zingué. Le Code ne l'impose pas pour un département d'outre-mer, mais les compagnies aériennes l'exigent pour le transport en soute. Si aucun membre de la famille n'assiste à la fermeture du cercueil, celle-ci se fait sous la surveillance d'un fonctionnaire de police, qui pose les scellés.

Le vol part en pratique de Paris-Orly ou de Paris-Charles-de-Gaulle, avec un acheminement par la route depuis Marseille. Les liaisons directes depuis Marseille vers les Antilles ou La Réunion sont trop peu fréquentes pour organiser un transport funéraire à date fixe.

À l'arrivée, notre correspondant local réceptionne le cercueil à l'aéroport et l'accompagne jusqu'au cimetière. La réinhumation se fait avec l'autorisation de la mairie d'arrivée, que nous sollicitons à l'avance avec la famille sur place.

Pour les étapes propres à chaque destination, consultez nos pages consacrées au rapatriement vers la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et Mayotte.

Transférer le défunt vers l'étranger (Comores, Madagascar, Haïti…)
Vers l'étranger, le transport du défunt exhumé exige toujours une autorisation du préfet (article R2213-22 du CGCT). Pour une exhumation à Marseille, c'est la préfecture des Bouches-du-Rhône qui instruit le dossier, avec le permis d'exhumation parmi les pièces demandées.

La suite dépend du pays d'arrivée.

Pays signataire des accords de Berlin (1937) ou de Strasbourg (1973) : le préfet délivre lui-même le laissez-passer mortuaire.
Pays non signataire : il faut en plus les formalités du consulat du pays de destination, et souvent un certificat de non-épidémie. C'est le cas des Comores, dont le laissez-passer est délivré par l'ambassade à Paris.
Certains pays exigent aussi que les actes français soient apostillés ou légalisés, puis traduits. Ces formalités rallongent le délai, d'où l'intérêt de les lancer avant même la date de l'exhumation.

Pour le détail par pays, consultez nos pages consacrées au rapatriement vers les Comores, Madagascar et Haïti, ainsi que notre article sur le laissez-passer mortuaire.

Autre solution : la crémation des restes
La famille peut aussi demander la crémation des restes après l'exhumation, puis rapporter l'urne. Le transport devient alors bien plus simple : ni cercueil zingué, ni fret aérien, et l'urne peut voyager en cabine avec un proche si elle est scellée et accompagnée du certificat de crémation.

Cette solution ne convient pas à toutes les familles. La religion musulmane, majoritaire aux Comores et à Mayotte, interdit la crémation. Aux Antilles, l'inhumation reste aussi la tradition dominante. Nous en parlons toujours avec la famille avant de proposer cette voie.

Pour les formalités liées aux cendres, consultez notre article sur le rapatriement de cendres à l'étranger.

Délais et coût
Il faut compter plusieurs semaines entre la première démarche et la réinhumation, et davantage vers l'étranger. Le délai dépend de la date que fixe la mairie pour l'exhumation, de l'accord du cimetière d'arrivée, des formalités consulaires éventuelles et de la place disponible sur les vols.

Les jours qui entourent la Toussaint sont très chargés dans les cimetières. Si vous envisagez un transfert, mieux vaut lancer les démarches tôt.

Nous n'affichons pas de prix forfaitaire, et ce n'est pas un hasard. Le coût d'un transfert dépend de l'exhumation elle-même, du type de cercueil, des formalités et surtout du fret aérien, dont le tarif varie selon le poids, la compagnie, la saison et la place en soute. Un prix affiché à l'avance serait forcément faux.

Nous établissons donc un devis détaillé sous 24 heures, à partir de votre situation réelle. Lost Funéraire coordonne l'ensemble : la demande en mairie, l'exhumation, la remise en bière, les autorisations, l'acheminement vers l'aéroport, le vol et l'accueil par notre correspondant à l'arrivée. Nous sommes joignables 24 h/24 au 06 58 65 50 46, et sur WhatsApp au +33 6 58 65 50 46 depuis l'outre-mer ou l'étranger.

Questions fréquentes
Peut-on exhumer un défunt enterré depuis longtemps ? Oui. L'exhumation peut être autorisée quelle que soit la date du décès, sauf maladie contagieuse, qui impose d'attendre au moins un an.

Faut-il être présent le jour de l'exhumation ? Un parent ou une personne mandatée par la famille doit être là. Si vous vivez outre-mer, un proche resté en métropole peut vous représenter.

Faut-il un laissez-passer mortuaire pour la Guadeloupe ou la Martinique ? Non. Vers un département d'outre-mer, une déclaration préalable en mairie suffit. Le laissez-passer et l'autorisation du préfet ne concernent que l'étranger.

Que devient la concession après le transfert ? Si la tombe est une concession familiale, elle reste à la famille jusqu'à son terme et peut accueillir d'autres défunts. Une concession vide peut aussi, selon les communes, être rétrocessionée à la mairie.

Peut-on faire l'exhumation pendant la Toussaint ? Les cimetières sont très fréquentés à cette période et les mairies fixent les dates selon leurs disponibilités. Mieux vaut déposer la demande plusieurs semaines à l'avance.

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