Rapatriement de corps international : formalités, délais et organisation 24h/24
Rapatriement de corps international : formalités, délais et organisation 24h/24
Ce qu'on appelle un rapatriement de corps
Un rapatriement de corps, c'est le transport d'un défunt d'un pays vers un autre, pour que les obsèques aient lieu là où la famille a décidé qu'elles devaient avoir lieu. Cela recouvre deux situations très différentes :
le départ depuis la France : une personne décède ici et doit être inhumée dans son pays d'origine ou dans la terre où repose sa famille ;
le retour vers la France : un décès survient à l'étranger, en voyage, en poste, en séjour familial, et il faut ramener le défunt.
Les deux relèvent des mêmes textes, mais pas du tout du même déroulé pratique. Cette page explique l'ensemble. Chaque destination a ensuite sa page dédiée, avec ses compagnies, ses correspondants et ses particularités.
Nous sommes une entreprise marseillaise et le rapatriement est notre métier principal, pas une prestation annexe. 06 58 65 50 46, 24h/24.
Les premières heures : ce qui compte vraiment
Deux règles conditionnent tout le reste, et elles sont souvent découvertes trop tard.
Le transport du corps avant mise en bière doit intervenir dans les 48 heures suivant le décès. Ce délai ne se déroge pas. Il détermine le moment où le défunt doit rejoindre une chambre funéraire.
L'inhumation ou la crémation doit avoir lieu dans les quatorze jours calendaires. Ce délai-là se module : lorsque le décès est survenu à l'étranger, il ne court qu'à compter de l'entrée du corps en France, ce qui laisse le temps d'organiser le voyage. Mais lorsque le décès est survenu dans un département d'outre-mer, il n'y a pas de report : le compte à rebours démarre au décès. Une dérogation préfectorale reste possible, et nous la demandons d'office quand le calendrier est tendu, plutôt que d'attendre le blocage.
Dans l'intervalle, le premier réflexe est simple : appelez-nous avant de signer quoi que ce soit. Beaucoup de familles engagent des frais dans l'urgence sur des prestations qui ne serviront pas.
Partir de France vers l'étranger : les autorisations
C'est la partie où circulent le plus d'informations fausses. Voici ce qui est exact.
L'autorisation préfectorale, dans tous les cas
Lorsqu'un corps est transporté en dehors du territoire métropolitain ou d'un département d'outre-mer, l'autorisation est donnée par le préfet du département où a lieu la fermeture du cercueil. Pour un départ depuis Marseille, c'est la préfecture des Bouches-du-Rhône. Il n'y a pas d'exception : aucune destination étrangère ne se passe de cette autorisation.
Le laissez-passer mortuaire
Si le pays de destination a signé l'accord de Berlin de 1937 ou celui de Strasbourg de 1973, c'est le préfet lui-même qui délivre le laissez-passer mortuaire, et ce document suffit à ouvrir les frontières. Aucune démarche consulaire n'est nécessaire.
Si le pays n'est pas signataire c'est le cas des Comores ou du Venezuela, par exemple, il faut ajouter à l'arrêté préfectoral un laissez-passer délivré par la section consulaire du pays concerné, généralement à Paris, et souvent un certificat de non-épidémie. Ce sont ces dossiers qui prennent du temps, et c'est là que l'expérience d'un opérateur compte : nous savons quel service appeler et ce qu'il exige réellement.
Le cercueil hermétique
Quelles que soient les causes du décès, les transports internationaux de corps imposent systématiquement un cercueil hermétique, avec doublure en zinc soudée. Ce n'est pas une question de gamme ni de budget, c'est une condition d'embarquement et une obligation réglementaire.
Apostille et traductions
Beaucoup de pays exigent que les actes français soient apostillés, puis traduits par un traducteur assermenté. Deux points à connaître, parce que la plupart des sites diffusent encore l'ancienne procédure : depuis le 1er mai 2025, l'apostille n'est plus délivrée par les cours d'appel mais par le notariat, sur demande en ligne, et elle n'est plus gratuite. Et l'ordre est impératif : apostille sur l'original d'abord, traduction ensuite. Une traduction faite avant l'apostille est à refaire.
Les soins de conservation
Ils ne sont pas systématiques, contrairement à ce qu'affirment de nombreux confrères. Certaines destinations les exigent, d'autres non, et de nombreuses familles musulmanes les excluent pour des raisons rituelles : le cercueil hermétique zingué tient alors lieu de mesure sanitaire. Nous ne facturons pas une prestation que votre destination n'impose pas.
Vers les départements d'outre-mer : c'est plus simple
La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et Mayotte sont des départements français. Un transport de corps entre la métropole et l'un d'eux ne sort pas du territoire national : ni laissez-passer mortuaire, ni autorisation préfectorale de transport, ni apostille, ni traduction.
Ce qui est exigé, c'est une déclaration écrite préalable auprès du maire de la commune où le cercueil est fermé. C'est tout, sur le plan administratif.
En revanche, le cercueil hermétique reste exigé par les compagnies aériennes pour un transport en soute, et le délai de quatorze jours ne se reporte pas au retour vers la métropole. La difficulté de ces dossiers est logistique, pas juridique.
Ramener un défunt vers la France
Le schéma s'inverse. Les démarches commencent dans le pays du décès, et vous n'y êtes probablement pas.
Il faut y faire établir l'acte de décès local, obtenir les autorisations locales de sortie du corps, faire intervenir un opérateur funéraire sur place pour la mise en bière dans un cercueil conforme, et obtenir le laissez-passer mortuaire délivré par l'autorité compétente du pays de départ. Le consulat de France sur place transcrit le décès sur les registres français : cette transcription vous sera indispensable ensuite pour toutes les démarches de succession.
Nous nous chargeons de la coordination avec l'opérateur local, du fret, de la réception à l'arrivée en France et de tout ce qui suit. C'est le type de dossier où une famille seule perd des jours entiers en appels internationaux.
Un réflexe utile : vérifiez si le défunt disposait d'une garantie rapatriement. Elle est souvent incluse dans une carte bancaire haut de gamme, un contrat d'assurance voyage, une mutuelle ou une prévoyance d'entreprise. Lorsqu'elle existe, elle prend une partie du coût en charge — mais elle impose généralement de déclarer le sinistre avant d'engager les frais. Appelez-nous avant, pas après.
Le cas des cendres
Si la famille opte pour une crémation suivie du transport de l'urne, tout s'allège. Il ne s'agit plus d'un transport de corps : une autorisation préfectorale de transport de cendres suffit, délivrée par le préfet du lieu de crémation ou du lieu de résidence du demandeur. Ni cercueil zingué, ni fret, ni laissez-passer mortuaire, ni délai de quatorze jours.
L'urne peut voyager en cabine si elle est scellée et perméable aux rayons X, accompagnée du certificat de crémation. Reste à vérifier, pays par pays, les conditions d'entrée des cendres et la preuve de destination finale exigée à l'arrivée.
Pourquoi vous ne trouverez pas de tarif sur ce site
Parce qu'un rapatriement repose sur du fret aérien, et que le fret aérien n'est jamais au même prix. Il se facture au poids taxable, le poids réel ou le volume, selon le plus élevé, varie selon la compagnie qui accepte le vol, la saison, le nombre d'escales et la place réellement disponible en soute le jour du départ. Deux dossiers identiques à trois semaines d'intervalle ne coûtent pas la même chose.
Afficher un « à partir de » reviendrait à vous annoncer un chiffre que nous ne tiendrions pas. Nous préférons vous expliquer la structure du coût, puis vous adresser un devis ferme et détaillé sous 24 heures.
Il nous faut peu d'éléments : le lieu et la date du décès, la destination exacte, la corpulence du défunt, la confession et les rites souhaités, la date envisagée pour les obsèques.
Nos destinations
Chaque destination a ses compagnies, ses délais, ses formalités et nos correspondants sur place.
Antilles et Guyane, Guadeloupe, Martinique, Guyane, dans les deux sens. Océan Indien, La Réunion, Mayotte, Madagascar, Comores (Moroni, Anjouan, Mohéli). Europe, Belgique et l'ensemble des pays signataires des accords de Berlin et de Strasbourg. Amériques, Canada, Venezuela.
Si votre destination ne figure pas dans cette liste, appelez-nous : nous traitons également les dossiers ponctuels, y compris vers des pays où nous n'avons pas de correspondant permanent.
Comment nous travaillons
Un seul interlocuteur, joignable jour et nuit, du premier appel jusqu'à l'inhumation. Nous nous occupons des démarches administratives, des autorisations, du dossier consulaire quand il y en a un, de la réservation du fret, du suivi du vol, de la coordination avec l'opérateur à l'arrivée, et de la mobilisation des aides auxquelles la famille a droit capital décès, prélèvement des frais funéraires sur les comptes du défunt, aides des caisses de retraite, assurances.
Nous parlons français, créole, et travaillons avec des interprètes pour les autres langues. Nous disposons d'un imam pour la toilette rituelle musulmane et respectons les rites de chaque confession.
Lost Funéraire 54 rue George, Marseille. 06 58 65 50 46, 24h/24, y compris WhatsApp depuis l'étranger : +33 6 58 65 50 46.
Questions fréquentes
Combien de temps prend un rapatriement ? De quelques jours pour une destination européenne à plusieurs semaines pour un pays non signataire des accords internationaux, où le dossier consulaire commande le calendrier. Nous vous donnons une estimation réaliste dès le premier appel, et une date ferme dès la réservation du fret.
Faut-il obligatoirement passer par une entreprise de pompes funèbres ? Oui. Le transport de corps après mise en bière est une activité réglementée, soumise à habilitation préfectorale. Aucune famille ne peut accomplir ces opérations elle-même.
Peut-on rapatrier un corps inhumé depuis plusieurs années ? Oui, mais il s'agit alors d'une exhumation suivie d'un transport de restes, avec une procédure et des autorisations distinctes. Ces dossiers se traitent au cas par cas.
Le défunt était de nationalité étrangère et décédé en France. Cela change-t-il quelque chose ? Pas sur le plan de la procédure française : c'est la destination qui commande, pas la nationalité. En revanche, le consulat du pays d'origine peut être un appui utile, et parfois un guichet obligatoire.
Que faire dans l'immédiat si le décès vient de survenir à l'étranger ? Faites établir le certificat de décès local, signalez le décès au consulat de France, et appelez-nous. Ne faites procéder à aucune mise en bière avant que nous ayons vérifié la conformité du cercueil aux exigences du transport aérien : une mise en bière non conforme est à refaire, à vos frais.
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